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EN
PRATIQUE
CINQUIÈME
I
- Le bois et la production d'énergie : Les termites
Pour
l'élève : document
Les
insectes xylophages sont des insectes assimilés à
des mangeurs de végétaux. Ceux qui se nourrissent
de bois, donc de cellulose et de lignine, font partie de cette catégorie.
Le terme de cellulose désigne un mélange de substances
diverses dont certaines, les hémicelluloses, sont digérées
par de nombreux insectes. Mais la majorité des insectes est
incapable de digérer cette vraie cellulose et encore bien
moins la lignine. Alors comment font-ils pour consommer le bois,
matière essentielle de leur nourriture ? Ils font appel à
un intermédiaire et c'est le cas des termites.

Les termites
©
Doin
Quand les plantes
meurent, leur squelette de cellulose et de lignine est progressivement
détruit. Les agents responsables en sont les bactéries
du sol ainsi que de nombreux champignons inférieurs qui provoquent
la fermentation de cette cellulose.
Les termites vont utiliser le même principe en faisant appel
alors à des protozoaires. En effet, au niveau de leur rectum
pullule une faune énorme de protozoaires particuliers qui
n'existent nulle part ailleurs, capables de digérer la cellulose.
Cette cellulose digérée assurera la nourriture de
ces termites. C'est l'hospitalité en échange d'une
nourriture assimilable. Il y a un transfert d'énergie par
la voie de la symbiose.
Pour
l'élève : questions
1
- Expliquez à l'aide d'une courte phrase, le rôle joué
par les protozoaires dans la nutrition des termites.
2 - Comment nomme-t-on ce phénomène ?
3 - Peut-on dire que les termites se nourrissent véritablement
de bois ?
4 - On a essayé d'élever des termites sur du papier
filtre fait de cellulose pure. On s'aperçoit rapidement qu'ils
meurent de faim. Comment expliquez-vous ce phénomène
?
5 - Pour lutter efficacement contre les termites, quelle méthode
pourrait être efficace ?
Pour
l'enseignant : réponses
1
- Les protozoaires qui vivent dans le rectum des termites digèrent
la cellulose qui est alors assimilée par les termites.
2 - C'est une symbiose.
3 - Les termites sont incapables de digérer le bois. Ils
se nourrissent des produits issus de la digestion de la cellulose
faite par les protozoaires du rectum des termites.
4 - Il ne doivent pas posséder de protozoaires dans leur
tube digestif.
5 - Pour faire disparaître les termites, il faudrait pouvoir
éliminer les protozoaires contenus dans leur rectum.
II - Le chauffage au bois
au Moyen Âge
Pour
l'élève : documents
Document 1
"La
forêt est essentiellement destinée à produire
du bois de feu, à alimenter le chauffage des foyers domestiques
et des entreprises artisanales et industrielles. (...) Et on a introduit
de nombreux troupeaux, en particulier des porcs, qui se nourrissent
de glands. Bref, cette forêt-là a pour vocation de
fournir du bois de feu et de nourrir des troupeaux.
Pendant très
longtemps, on a eu le droit de couper du bois, vert par conséquent,
pour son chauffage, mais également de couper du bois sec
sur l'arbre même. À partir du moment où la population
a augmenté, cette pratique a donné lieu à de
nombreux abus : puisqu'on avait le droit de prendre ce bois mort
sur l'arbre, l'idée qui venait naturellement, c'était
de le faire mourir précocement. (...) Pour éviter
ces abus, on a décidé qu'on ne pourrait prendre que
le bois mort à terre. Cela ne s'est fait que progressivement,
non sans mal ni émeute. Du coup, le seigneur négocie
: j'accorde d'avantage de droits concernant le pâturage, mais
en échange vous n'avez le droit de prendre que le bois qui
est à terre et qui est sec. À cela s'ajoutent les
morts-bois, c'est-à-dire les essences jugées indésirables,
parce qu'envahissantes".
Andrée
Corvol,
Directrice de recherche au CNRS,
in Le Point, "L'arbre et nous",
dossier spécial, 16 juin 2000.
Document
2
"Vu la prédominance de la forêt, le bois est
le matériau de base. Il fournit, outre des bois d'uvre,
les fascines des routes, des fondations ou des murs, des cabanes,
le petit bois de chauffage ou le charbon. (...) La technique du
climat artificiel n'est pas très élaborée,
mais ce sont des feux de bois, exceptionnellement de tourbe, qui
permettent d'améliorer quelque peu la température
ambiante autour de la cheminée seigneuriale ou de l'âtre
paysan. (...) L'invention ou la diffusion, à partir du XIesiècle,
de la grande cheminée chauffant au large est certes un progrès
sur le brasero qui avait suffi aux peuples méditerranéens,
mais un recul par rapport à l'hypocauste du riche Romain.
Seigneurs comme paysans sont logés à la même
enseigne : la fumée accompagne souvent la chaleur, et, si
le tirage est excellent, il y a peu de chaleur rayonnée.
On se demande si la petite chaumière, groupant hommes et
bêtes, n'est pas plus tiède que l'immense château
aux cheminées jumelées. (...) Les hommes, quel que
soit leur état, ont connu au Moyen Âge des habitations
obscures et froides. (...)
La journée
de travail dure du lever au coucher du soleil, donc est beaucoup
plus courte l'hiver, saison où par ailleurs les champs demandent
moins de soins ; la "veillée" qui lui succède
n'existe guère qu'à cette époque, pour cette
même raison ; mais il ne faut pas en exagérer la durée,
sauf quand les hommes teillent le chanvre que leurs femmes filent,
car elle exige un feu prolongé, dispensant à la fois
chaleur et lumière. La tentation d'aller au lit ou paille
et couverture isolent mieux du froid, l'écourte sensiblement.
(...)
Les principaux
témoins archéologiques que l'on trouve dans les maisons
paysannes évoquent le matériel de cuisine : peu de
landiers, de chenets, de broches, d'ustensiles d'étain ou
de métal ; quelques chaudrons ou marmites de bronze ; énormément
de tessons, attestant l'usage de cruches pansues, de vases à
boire, à cuire, servant à préparer les aliments
et à les conserver".
Robert
Delort,
La vie au Moyen Âge,
Paris, Le Seuil, 1982,
Coll. Points Histoire.
Pour
l'élève : questions
1 - Pourquoi
les hommes du Moyen Âge utilisent-ils le bois pour le chauffage
?
2 - Quel bois utilise-t-on ?
3 - À quels usages est destiné le bois de feu ?
4 - La grande cheminée chauffant au large est-elle un progrès
?
5 - Relevez dans le 3è paragraphe du texte de Robert Delort
les objets utiles à la cuisson des repas. Pourquoi y a-t-il
peu d'objets métalliques ?
Pour
l'enseignant : réponses
1 - Les hommes du Moyen Âge utilisent le bois pour le chauffage
parce qu'il est le matériau de base, les forêts étant
très étendues.
2 - On utilise d'abord du bois cueilli sur l'arbre : bois vert et
bois mort. Face aux abus, les propriétaires de forêt
n'autorisent que le ramassage du bois sec à terre et celui
des morts-bois, "essences jugées indésirables,
parce qu'envahissantes".
3 - Le bois de feu est destiné à des usages domestiques
(chauffage, éclairage, cuisine), artisanaux et industriels.
4 - La grande cheminée est un progrès par rapport
au brasero utilisé par les peuples méditerranéens
de l'Antiquité. Mais elle chauffe moins bien que l'hypocauste
des Romains, chauffage central par le sol. Elle dégage par
ailleurs de la fumée et chauffe difficilement l'ensemble
de l'habitation.
5 - Les objets utiles à la cuisson des repas sont : chaudrons,
marmites, vases à cuire, landiers ( = gros chenets de cuisine),
chenets ( = barres métalliques pour supporter le bois dans
le foyer), broches. Il y a peu d'objets métalliques car la
métallurgie est encore peu développée et parce
qu'ils coûtent cher.
III - La déforestation
au Brésil
Pour
l'élève : documents
Document 1
Les forêts brésiliennes font l'objet d'une
exploitation et d'une destruction depuis des temps immémoriaux.
Il ne reste ainsi que 8 % de la forêt atlantique et la forêt
amazonienne est d'ores et déjà très attaquée.
En effet, depuis une trentaine d'année, sous l'impulsion
du gouvernement brésilien, l'Amazonie est devenue un gigantesque
front pionnier. Les nouvelles clairières accueillent des
plantations. Les colons exploitent le bois, le pétrole et
les minerais.

Forêt atlantique, forêt amazonienne au Brésil
Document
2
Dans la forêt atlantique
"Dès
ses débuts, l'agriculture dans la région de la forêt
atlantique (...) a entraîné le sacrifice de la forêt.
La technique était extrêmement simple : à la
fin de la saison sèche, les broussailles d'une bande de forêt
- environ un hectare - étaient coupées et mises à
sécher, et un anneau était découpé dans
l'écorce des gros arbres à l'aide de haches en pierre.
Ensuite, avant la saison des pluies, la surface était brûlée,
fournissant une grande quantité de nutriments présents
dans la biomasse des abattis forestiers sous forme de cendres dans
le sol. L'agriculture sur brûlis a été extrêmement
destructrice. Presque tous les organismes vivants présents
dans la zone brûlée étaient transformés
en cendres, et seules les cendres étaient utilisées.
(...)
La pratique
de la défriche-brûlis (essartage) s'est intensifiée
avec l'arrivée des Portugais. Le nom de "Terra Brasilis"
donné à la nouvelle colonie tire son origine de l'exploitation
du "bois brésil" mais aussi du début de
la destruction de la forêt atlantique qui couvrait à
cette époque environ 1,1 million de km², soit 12 %
du pays.
Cependant, la déforestation ne s'est pas limitée aux
méthodes extractivistes typiques de la colonisation : le
processus a continué dans le nord-est avec l'établissement
de l'industrie de la canne à sucre, et dans le sud-est avec
la déforestation de grandes surfaces pour les pâturages,
les plantations de café et l'installation des colons.
Le feu a été l'instrument de la destruction des forêts
dans le processus de l'occupation des terres et il est toujours
utilisé pour l'entretien des surfaces transformées
telles que les pâturages ou les plantations de canne à
sucre et pour l'élimination des déchets de récolte
(...)."
Document
3
Dans
la forêt amazonienne
On
distingue trois types de défrichage par le feu :
- agriculture sur brûlis itinérante, dans laquelle
la terre est abandonnée pour revenir à la végétation
forestière après une période d'utilisation
agricole relativement courte,
- élimination complète mais temporaire du couvert
forestier, avant l'installation de plantations forestières
(monocultures),
- conversion définitive de la forêt en pâturages
ou en terres agricoles, ou pour d'autres utilisations non forestières
des terres.
Dans tous les cas, le défrichage et le brûlis suivent
initialement le même schéma : les arbres sont abattus
à la fin de la saison humide et les rémanents sont
laissés à sécher pendant un certain temps pour
obtenir une efficacité de combustion maximale.
À l'origine, les pratiques et l'étendue des systèmes
d'agriculture itinérante étaient largement déterminées
par une faible pression des populations humaines sur les ressources
forestières. Elles offraient une base durable de subsistance
aux habitants indigènes des forêts, et leurs impacts
ponctuels n'avaient que peu d'effets sur la stabilité de
l'écosystème forestier dans son ensemble.
Outre la culture itinérante, de vastes surfaces forestières
sont converties en terres agricoles ou en pâturages permanents.
Taux moyen de déforestation brute (km²/an)
1978-1988 (moyenne sur la décennie) = 21 130
1988-1989 = 17 860
1989-1990 = 13 810
1990-1991 = 11 130
1991-1992 = 13 786
1992-1994 (période de deux ans) = 14 896
1994-1995 = 29 059
1995-1996 = 18 161
P.C. MENDES RAMOS,
Politiques nationales ayant une incidence sur les incendies de
forêt au Brésil,
http://www.fao.org/docrep/003/x2095f/x2095f0x.htm

La forêt amazonienne défrichée et exploitée
au Brésil
© Carte d'après Histoire-Géographie 6e, Paris,
Magnard, 2000, p. 148
Pour
l'élève : questions
1 - Quelle technique utilise-t-on pour attaquer la forêt atlantique
?
2 - Dans quels buts successifs y pratique-t-on la déforestation
?
3 - Quels types de défrichage par le feu pratique-t-on dans
la forêt amazonienne ?
4 - Pourquoi de vastes portions de la forêt amazonienne disparaissent-elles
chaque année ?
Pour
l'enseignant : réponses
1 - La technique utilisée est celle de la défriche-brûlis,
ou essartage.
2 - La déforestation est d'abord destinée à
faire de la place pour l'agriculture, puis à libérer
les surfaces nécessaires aux plantations de canne à
sucre. Dans le sud-est, les pâturages, les plantations de
café et les installations de colons amènent aussi
la destruction de la forêt.
3 - On pratique dans la forêt amazonienne trois types de défrichage
par le feu : la destruction temporaire de la forêt pour l'agriculture,
la destruction temporaire de la forêt avant se reconstitution
en espace tourné vers la sylviculture, la destruction définitive
de la forêt pour des utilisations non forestières.
4 - De vastes portions de la forêt amazonienne disparaissent
chaque année car elles sont transformées en terres
agricoles ou en pâturages permanents. On construit des villes
et des voies de communication dans la forêt. Les installations
pétrolières et minières occupent un espace
croissant.
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