Le bois :
une énergie renouvelable
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REPÈRES

LES ORIGINES DU BOIS

I - Fleurs d'arbres
II - De la photosynthèse au bois
III - Dix essences répandues en France
IV - La sylviculture

 

I - Fleurs d'arbres

Pour obtenir une nouvelle plante en général et un arbre en particulier, il est nécessaire en principe, d'obtenir la germination d'une graine. Cette dernière est contenue dans un fruit issu d'une fleur (pépin-pomme-fleur du pommier) à condition qu'elle soit fécondée. Certains disent : "mais les arbres n'ont pas de fleurs". C'est bien injuste de penser ainsi car, c'est grâce aux arbres, que la sexualité des plantes fut découverte.
En effet, en 1715, Sébastien Vaillant, un botaniste, remarqua que le pistachier du Jardin des Plantes, arbre qui existe encore de nos jours, était le seul arbre qui ne produisait jamais de fruits malgré la présence de fleurs. Il découvrit alors un deuxième pistachier dans un jardin voisin qui restait lui aussi désespérément stérile. Vaillant observa que ces deux arbres possédaient des fleurs d'un type différent. Il eut alors l'idée de déposer du pollen des étamines du pistachier du Jardin des plantes sur le pistil de l'autre arbre situé dans le jardin voisin : des fruits se formèrent alors. Il mis ainsi en évidence une reproduction sexuée qui existait à partir des fleurs.
On découvrit alors que les végétaux et notamment les arbres avaient une sexualité.
Concernant les arbres, certains comme le cerisier ou le poirier possèdent des fleurs banales : des sépales, des pétales bien développés et souvent colorés, des étamines et un pistil, ces éléments étant situés sur la même fleur et avec les éléments reproducteurs (étamines et ovaires) au même stade de maturité.
Mais d'autres comme les pins ont des fleurs de deux sortes : les unes, femelles (présence d'un pistil), situées à l'extrémité d'un rameau et les autres mâles, à la base des mêmes rameaux. Ces fleurs sont groupées en grand nombre et constituent des cônes.


Extrémité d'un rameau de pin
© Delagrave

Les cônes femelles sont petits, de couleur rougeâtre avec sur un axe central des écailles fixées en spirales qui portent à leur face supérieure deux ovules : ce sont les plantes à graines nues ou gymnospermes.


Cône femelle
© Delagrave

Les cônes mâles, plutôt jaunâtres, sont groupés en un assez grand nombre sur un petit rameau. Chacun porte aussi sur un axe des écailles qui supportent des sacs d'où s'échappent par des fentes de nombreux grains de pollen. L'écaille correspond donc à une étamine. Chaque cône est aussi une fleur mâle.


Cône mâle
© Delagrave

De même, pour obtenir des graines, il faut que les grains de pollen des fleurs mâles fécondent les ovules des fleurs femelles mais cette fécondation n'est pas aussi simple. Certains arbres portent des fleurs à la fois mâles et femelles comme le châtaignier, le hêtre ou le chêne mais la partie mâle est mûre avant la partie femelle. Le grain de pollen doit donc attendre la maturité de l'ovule. Ceux qui ont des fleurs d'un seul sexe doivent confier la semence mâle soit au vent (dans ce cas, les grains de pollen seront nombreux), soit aux insectes (il faudra alors les attirer en émettant parfois de subtils parfums).
Ainsi, nos arbres mais aussi d'autres plantes ont une imagination débridée pour assurer leur reproduction sexuée sans oublier que d'autres ou les mêmes assurent leur propagation par une reproduction asexuée : un rameau cassé tombant sur le sol peut être à l'origine d'un bouturage ou le simple contact d'une frêle branche peut conduire à un marcottage.

Les arbres fleurissent-ils chaque année ?
Non, car pour produire fleurs, fruits et graines, l'arbre doit faire de grandes dépenses énergétiques. Il doit donc être vigoureux et avoir des quantités suffisantes de matières nutritives. Ainsi, chênes, hêtres, noyers ne donnent des graines que tous les quatre à dix ans et les arbres de hautes montagnes n'en produisent que rarement.

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II - De la photosynthèse au bois

Si vous coupez un arbre dès les premiers jours du printemps, immédiatement la base qui se trouve au sol, se couvre d'un liquide visqueux. Le bûcheron vous dira que la sève monte déjà à cette période de l'année en abondance et pourtant l'arbre semble bien encore dans sa léthargie hivernale. En fait, l'usine chlorophyllienne est prête à tourner à plein régime.
La photosynthèse, comme chez toutes les plantes vertes, grâce à la lumière, casse les molécules d'eau qui ont été acheminées vers les feuilles et associe l'hydrogène de l'eau au dioxyde de carbone pour fabriquer des sucres puis de l'amidon et chez les arbres de la lignine qui compose le bois.
Mais comment en arriver là ?

Structure du bois
 Comme chez beaucoup d'êtres vivants, les arbres sont constitués de différents types de cellules qui sont assemblées dans le bois et l'écorce suivant une véritable architecture dont le plan diffère d'une essence à l'autre, ce qui confère à chaque espèce des propriétés différentes.
Chez une plante herbacée, le volume de la tige est presque définitivement déterminé par le nombre de cellules élaborées par le bourgeon terminal mais chez les espèces arbustives, le diamètre des parties pérennes peut être accru chaque année par des assises génératrices dont le cloisonnement répété engendre de nouveaux tissus.
Les spécialisations cellulaires
 Toute cellule provient du cloisonnement d'une cellule antérieure qui, elle-même se cloisonne et donne une nouvelle cellule. L'ensemble de ces cellules identiques forme un tissu qui peut contribuer à donner naissance à de nouvelles cellules. C'est le principe du fonctionnement des méristèmes végétaux.
Mais chez les arbres, généralement une cellule dès sa naissance augmente de volume, modifie ses proportions et sa membrane subit d'importants changements dans sa structure et sa composition chimique, ce qui entraîne la mort de la cellule.


Coupe transversale schématique de la tige et
fonctionnement de l'assise cambiale
© Maison rustique

C'est l'originalité de ces végétaux de contenir un nombre considérable de cellules mortes mais qui continuent à intervenir activement dans le fonctionnement de la plante grâce à la rigidité de leurs membranes qui seules subsistent car elles sont transformées chimiquement par adjonction d'une substance plus résistante et moins altérable : la lignine.
Quand les parois s'épaississent fortement, les cellules constituent des tissus de soutien qui donnent la rigidité aux organes. Si l'allongement se fait parallèlement à l'axe de la tige, on obtient les fibres du bois qui donnent au bois sa résistance mécanique. Certaines de ces cellules lignifiées allongées possèdent des ponctuations chez les résineux, ce sont des trachéides. Chez les feuillus, ces cellules allongées ont leurs cloisons qui disparaissent à leurs extrémités. Alors apparaissent des tubes, véritables canalisations parallèles à l'axe de la tige : ce sont alors les vaisseaux conducteurs de la sève, des structures mortes, certes, mais qui assurent la pérennité de l'arbre.
Le cambium
Une coupe transversale d'un tronc d'arbre ou d'une branche montre deux régions distinctes : le bois et l'écorce à l'extérieur. Elles se séparent facilement car entre les deux se trouve une couche de cellules qui cède facilement si on réalise une traction. Cette couche est faite des cellules cambiales ou cambium. Elle apparaît très tôt dans la vie de l'arbre et ne disparaît qu'à sa mort. Cette structure donne vers l'intérieur des cellules qui se spécialisent en vaisseaux conducteurs de la sève brute à l'origine du bois et vers l'extérieur en vaisseaux conducteurs de la sève élaborée ou liber. Intercalées au milieu des cellules cambiales normales se rencontrent des séries verticales dont le cloisonnement donne des lames de tissus qui demeurent vivants longtemps : les rayons ligneux dans le bois et les rayons libériens dans le liber.
Les vaisseaux du bois
Ce sont de véritables tuyaux faits de cellules mortes allongées et juxtaposées dont les parois sont lignifiées où circulent l'eau et les sels dissous pris dans le sol. Ils communiquent avec leurs voisins par des ponctuations diverses. Leur diamètre varie d'une espèce à l'autre. Ils sont pratiquement visibles à l'œil nu chez le chêne mais on les distingue à peine à la loupe chez le merisier. Pour une même espèce, le diamètre des vaisseaux peut être grand dans le bois formé en début de saison et devenir plus faible dans le bois de fin de saison. C'est une essence, dans ce cas, à bois hétérogène (chêne, frêne,…). Dans le cas contraire, où le diamètre des vaisseaux varie peu du début à la fin de saison, on parle de bois homogène (hêtre, peuplier).


Bloc diagramme schématique montrant l'organisation du plan ligneux des essences résineuses
© Maison rustique


Bloc diagramme schématique montrant les éléments du plan ligneux des essences feuillues
© Maison rustique

Les fibres du bois
A côté des vaisseaux conducteurs et des rayons ligneux existe une autre catégorie complémentaire des précédents : ce sont les fibres du bois faites de cellules très allongées et très lignifiées. Leur paroi peut-être épaisse, elles confèrent alors au bois une grande solidité : c'est le bois dur (chêne, châtaignier, hêtre …) Si elle est mince, le bois est tendre, c'est le bois blanc (bouleau, peupliers …)

L'importance pratique de cette structure
Les cernes annuels
Le fait que l'accroissement en diamètre de nos arbres soit saisonnier donc discontinu est à l'origine de vaisseaux de diamètres différents : ce phénomène se matérialise par l'existence de cernes dont la conséquence est d'apprécier à quelques années près l'âge de l'arbre abattu (il suffit de compter les cernes). C'est un moyen aussi pour le forestier, en examinant la largeur des cernes de connaître la vitesse d'accroissement d'une forêt. Plus la croissance est active, plus les cernes sont larges.


Les cernes visibles sur un arbre abattu
© Jean-Pierre BOUET

L'orientation des éléments ligneux est utile à connaître car les propriétés mécaniques des bois diffèrent en fonction de cette disposition qui aura des conséquences sur le mode de débit et sur les possibilités de résistance de ce bois.
Les bois qui possèdent des fibres longues et solides, abondamment imprégnées de lignine sont des bois de construction. Ceux qui ont des fibres très longues peuvent servir à l'élaboration du papier, car par leur longueur, elles donnent une certaine cohésion à la pâte. Par des débits bien choisis en ébénisterie, la disposition des fibres donne de multiples effets décoratifs.

Signification de cette structure
L'arbre ne fabrique pas tous ces éléments pour l'homme. Ils sont simplement nécessaires à sa survie. Devant renouveler chaque année ses vaisseaux conducteurs, en fabriquant de la lignine à partir des sucres et de l'amidon, il stocke ainsi de l'énergie que l'homme utilise au cours de la combustion par exemple. Si l'homme n'intervenait pas, l'arbre pourrait avoir une vie éternelle. Malheureusement ce bois est attaqué par la pourriture et le cœur de l'arbre va donc pourrir et disparaître. Il n'est rien d'autre qu'un cadavre recouvert d'une mince peau vivante : l'assise génératrice mais il reste vivant. Il est néanmoins fragilisé et risque de s'abattre sous son propre poids, sinon il pourrait vivre des milliers d'années à condition encore de ne pas être victime d'autres maladies, d'incendies ou d'intempéries.
Précisons encore que l'incessant va-et-vient entre les racines et les feuilles ne consomme pas l'énergie stockée dans l'édifice. Pour hisser la sève brute des racines à la cime culminant parfois à plusieurs dizaines de mètres, l'arbre utilise le phénomène d'évaporation qui crée une simple succion pouvant tirer une colonne d'eau à 60 m en une heure. Si la température n'est pas assez élevée pour provoquer l'évaporation, ce sont les racines qui réalisent une osmose en faisant un appel d'eau à partir des ions puisés dans le sol, la sève brute étant alors poussée vers le haut. Pendant les six premiers mois de l'année, un chêne peut ainsi "sucer" 100 tonnes d'eau soit 225 fois son poids.
Concernant la sève élaborée formée dans les feuilles, c'est un deuxième réseau qui l'achemine.
Dans toute la plante, l'écoulement étant assuré par un gradient de pression créé par une différence de concentration des substances dissoutes.
Ainsi, ces deux réseaux qui véhiculent les sèves brute et élaborée, en se renouvelant chaque année, permettent d'affirmer que l'arbre est bien une source d'énergie renouvelable.

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III - Dix essences répandues en France

Dans le monde, existe environ 30 000 espèces d'arbres. La forêt française en compte de l'ordre de 130.
Dans notre pays, les chênes dominent la forêt.

Le chêne sessile (Quercus sessiliflora) couvre 19 000 km² soit 13,5 % de la surface boisée. C'est une espèce plutôt du nord de la France qui vit en massif. Certains peuvent vivre 1 000 ans.
Le chêne pédonculé (Quercus pedonculata) occupe 22 300 km² soit 17% de la surface. C'est l'arbre des grandes plaines qui peut se trouver à l'état isolé avec un port bien caractéristique. C'est le plus répandu des espèces spontanées en France. Il supporte les zones légèrement humides et à la limite acides.
Le chêne pubescent (Quercus pubescens) avec 9 000 km² d'occupation de la surface soit 6,4 % est une espèce de lumière et supporte bien la sécheresse. C'est un arbre de petite taille qui ne dépasse pas 20 m de haut.
Le chêne vert (Quercus ilex) - 3 000 km² soit 2,1% de la surface boisée - est une espèce méditerranéenne par excellence. Il a des feuilles persistantes et préfère les terrains calcaires. C'est bien évidemment une espèce de lumière.
Le hêtre commun (Fagus silvatica) a une place prépondérante dans nos forêts avec une occupation de 13 000 km² soit 9 % de la surface. Il constitue de grandes futaies. C'est une espèce d'ombre. S'il se développe, il tend à éliminer les autres espèces.
Le bouleau pubescent et le bouleau verruqueux (Betula pubescens et Betula verrucosa) sont deux espèces bien connues mais qui ne forment pas de véritables massifs dans notre pays. Ils occupent 1 500 km² soit 1% de la surface. Ils sont absents dans le Midi mais présents en altitude jusqu'à 2 000 m. Ce sont des espèces pionnières qui préparent le terrain pour d'autres.
Le frêne commun (Fraxinus excelsior) - 3 600 km², 2,6% - est présent partout et notamment dans le sud-est. C'est une espèce de lumière qui résiste bien au froid. Le bois, avec sa propriété d'être flexible est utilisé en charronnage et pour la fabrication de manches d'outils.
Le pin silvestre (Pinus silvestris) bien répandu en France (11 000km² - 8% de la surface boisée) est une espèce de lumière. Il résiste au froid et supporte bien la chaleur. Il présente de nombreuses variétés.
Le pin maritime (Pinus pinaster) occupe la troisième place au niveau de la surface (14 000 km² environ soit 10 %) grâce aux forestiers landais. Il peut atteindre 40 m de hauteur. Il est utilisé en charpente, menuiserie, papeterie,….
Le douglas vert (Pseudotsuga menziesii) n'occupe que 2,5 % de la surface boisée (3 300 km²). C'est une espèce importée d'Amérique du Nord au siècle dernier. Il a servi à reboiser le Massif Central et le Morvan. Il a eu une croissance extrêmement rapide. Une politique a consisté à remplacer nos parcelles de feuillus classiques par cette espèce par soucis de rentabilité. Les résultats n'ont pas été ceux espérés. L'expérience semble actuellement abandonnée.

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IV - La sylviculture

La forêt française s'étend sur 14,5 millions d'ha soit un peu plus d'un quart de la surface totale de la France (55 millions d'ha). Elle se répartit pour 10,6 millions d'ha en forêt privée (73 % de la surface, 3,8 millions de propriétaires) pour 1,8 millions d'ha appartenant à l'État. A ces surfaces, il faut ajouter 2,7 millions d'ha dont les propriétaires sont les 11 000 collectivités locales.
La France par la surface de ces forêts occupe le 3ème rang des pays de l'Union européenne après la Finlande et la Suède.
C'est une forêt en expansion : elle s'accroît de 30 000 ha par an. La récolte annuelle est de 47 millions de m³, avec une production biologique de 85 millions de m³.
Trois grands types de traitements existent et ils ont eu une importance plus ou moins grande suivant les époques.
Dès le XIIe siècle, les rois de France confient à des gardes forestiers, le soin de procéder aux coupes de type taillis sous futaie, système qui existe de nos jours mais qui, selon les spécialistes est économiquement périmé. L'aménagement consiste à diviser le massif en 20 à 30 parcelles égales comprenant un taillis âgé de 0 à 30 ans selon l'âge des coupes et un étage d'arbres dominant le taillis d'âges différents et donc de diamètres différents.


Taillis sous futaie
© Jean-Pierre BOUET

Chaque année, le forestier coupe le taillis d'une parcelle désignée. Ce taillis peut constituer l'affouage qui est très recherché dans certaines communes. L'office national des forêts procède au martelage de la futaie à abattre en maintenant un équilibre dans la parcelle au niveau des essences précieuses. Ce procédé permet aux collectivités d'assurer une production de bois de feu versée, en général, aux habitants et une production de bois noble, source de revenus pour la collectivité.
Depuis déjà de nombreuses années, ce système tend à être abandonné et la nouvelle gestion repose sur le principe de la futaie régulière.


Futaie régulière
© Jean-Pierre BOUET

On élimine systématiquement le taillis, on supprime progressivement les éléments de la haute futaie dès qu'une glandée (cas du chêne) a assuré la pérennité. La parcelle se trouve alors recouverte d'arbres ayant sensiblement le même âge. Ils se développent en ayant des diamètres homogènes, presque calibrés et très recherchés par l'industrie.


Perchis
© Jean-Pierre BOUET

Au cours du développement, des éclaircies sont pratiquées et à maturité, les arbres sont progressivement éliminés en veillant qu'un semis se soit développé pour assurer la prochaine récolte.
Cette technique appliquée en forêts communales soulève des réticences au niveau des collectivités car le passage d'un système à l'autre est extrêmement long et il faut modifier les mentalités car les propriétaires sont en général inquiets en raison de la lenteur d'une telle transformation.
Actuellement dans les forêts publiques, 60 % des parcelles sont traitées en futaie, 8 % en taillis ou taillis sous futaie et 23 % sont au stade de la conversion. 9 % ont des traitements divers ou sont sans plan de gestion.

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