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REPÈRES
LES
ORIGINES DU BOIS
I
- Fleurs d'arbres
Pour obtenir
une nouvelle plante en général et un arbre en particulier,
il est nécessaire en principe, d'obtenir la germination d'une
graine. Cette dernière est contenue dans un fruit issu d'une
fleur (pépin-pomme-fleur du pommier) à condition qu'elle
soit fécondée. Certains disent : "mais les arbres
n'ont pas de fleurs". C'est bien injuste de penser ainsi car,
c'est grâce aux arbres, que la sexualité des plantes
fut découverte.
En effet, en 1715, Sébastien Vaillant, un botaniste, remarqua
que le pistachier du Jardin des Plantes, arbre qui existe encore
de nos jours, était le seul arbre qui ne produisait jamais
de fruits malgré la présence de fleurs. Il découvrit
alors un deuxième pistachier dans un jardin voisin qui restait
lui aussi désespérément stérile. Vaillant
observa que ces deux arbres possédaient des fleurs d'un type
différent. Il eut alors l'idée de déposer du
pollen des étamines du pistachier du Jardin des plantes sur
le pistil de l'autre arbre situé dans le jardin voisin :
des fruits se formèrent alors. Il mis ainsi en évidence
une reproduction sexuée qui existait à partir des
fleurs.
On découvrit alors que les végétaux et notamment
les arbres avaient une sexualité.
Concernant les arbres, certains comme le cerisier ou le poirier
possèdent des fleurs banales : des sépales, des pétales
bien développés et souvent colorés, des étamines
et un pistil, ces éléments étant situés
sur la même fleur et avec les éléments reproducteurs
(étamines et ovaires) au même stade de maturité.
Mais d'autres comme les pins ont des fleurs de deux sortes : les
unes, femelles (présence d'un pistil), situées à
l'extrémité d'un rameau et les autres mâles,
à la base des mêmes rameaux. Ces fleurs sont groupées
en grand nombre et constituent des cônes.

Extrémité
d'un rameau de pin
©
Delagrave
Les cônes
femelles sont petits, de couleur rougeâtre avec sur un axe
central des écailles fixées en spirales qui portent
à leur face supérieure deux ovules : ce sont les plantes
à graines nues ou gymnospermes.

Cône femelle
©
Delagrave
Les cônes
mâles, plutôt jaunâtres, sont groupés en
un assez grand nombre sur un petit rameau. Chacun porte aussi sur
un axe des écailles qui supportent des sacs d'où s'échappent
par des fentes de nombreux grains de pollen. L'écaille correspond
donc à une étamine. Chaque cône est aussi une
fleur mâle.

Cône mâle
©
Delagrave
De même,
pour obtenir des graines, il faut que les grains de pollen des fleurs
mâles fécondent les ovules des fleurs femelles mais
cette fécondation n'est pas aussi simple. Certains arbres
portent des fleurs à la fois mâles et femelles comme
le châtaignier, le hêtre ou le chêne mais la partie
mâle est mûre avant la partie femelle. Le grain de pollen
doit donc attendre la maturité de l'ovule. Ceux qui ont des
fleurs d'un seul sexe doivent confier la semence mâle soit
au vent (dans ce cas, les grains de pollen seront nombreux), soit
aux insectes (il faudra alors les attirer en émettant parfois
de subtils parfums).
Ainsi, nos arbres mais aussi d'autres plantes ont une imagination
débridée pour assurer leur reproduction sexuée
sans oublier que d'autres ou les mêmes assurent leur propagation
par une reproduction asexuée : un rameau cassé tombant
sur le sol peut être à l'origine d'un bouturage ou
le simple contact d'une frêle branche peut conduire à
un marcottage.
Les
arbres fleurissent-ils chaque année ?
Non,
car pour produire fleurs, fruits et graines, l'arbre doit faire
de grandes dépenses énergétiques. Il doit donc
être vigoureux et avoir des quantités suffisantes de
matières nutritives. Ainsi, chênes, hêtres, noyers
ne donnent des graines que tous les quatre à dix ans et les
arbres de hautes montagnes n'en produisent que rarement.
II - De la photosynthèse
au bois
Si vous coupez
un arbre dès les premiers jours du printemps, immédiatement
la base qui se trouve au sol, se couvre d'un liquide visqueux. Le
bûcheron vous dira que la sève monte déjà
à cette période de l'année en abondance et
pourtant l'arbre semble bien encore dans sa léthargie hivernale.
En fait, l'usine chlorophyllienne est prête à tourner
à plein régime.
La photosynthèse, comme chez toutes les plantes vertes, grâce
à la lumière, casse les molécules d'eau qui
ont été acheminées vers les feuilles et associe
l'hydrogène de l'eau au dioxyde de carbone pour fabriquer
des sucres puis de l'amidon et chez les arbres de la lignine qui
compose le bois.
Mais comment en arriver là ?
Structure
du bois
Comme chez beaucoup d'êtres vivants, les arbres sont
constitués de différents types de cellules qui sont
assemblées dans le bois et l'écorce suivant une véritable
architecture dont le plan diffère d'une essence à
l'autre, ce qui confère à chaque espèce des
propriétés différentes.
Chez une plante herbacée, le volume de la tige est presque
définitivement déterminé par le nombre de cellules
élaborées par le bourgeon terminal mais chez les espèces
arbustives, le diamètre des parties pérennes peut
être accru chaque année par des assises génératrices
dont le cloisonnement répété engendre de nouveaux
tissus.
Les spécialisations cellulaires
Toute cellule provient du cloisonnement d'une cellule antérieure
qui, elle-même se cloisonne et donne une nouvelle cellule.
L'ensemble de ces cellules identiques forme un tissu qui peut contribuer
à donner naissance à de nouvelles cellules. C'est
le principe du fonctionnement des méristèmes végétaux.
Mais chez les arbres, généralement une cellule dès
sa naissance augmente de volume, modifie ses proportions et sa membrane
subit d'importants changements dans sa structure et sa composition
chimique, ce qui entraîne la mort de la cellule.

Coupe transversale
schématique de la tige et
fonctionnement de l'assise cambiale
©
Maison rustique
C'est l'originalité
de ces végétaux de contenir un nombre considérable
de cellules mortes mais qui continuent à intervenir activement
dans le fonctionnement de la plante grâce à la rigidité
de leurs membranes qui seules subsistent car elles sont transformées
chimiquement par adjonction d'une substance plus résistante
et moins altérable : la lignine.
Quand les parois s'épaississent fortement, les cellules constituent
des tissus de soutien qui donnent la rigidité aux organes.
Si l'allongement se fait parallèlement à l'axe de
la tige, on obtient les fibres du bois qui donnent au bois sa résistance
mécanique. Certaines de ces cellules lignifiées allongées
possèdent des ponctuations chez les résineux, ce sont
des trachéides. Chez les feuillus, ces cellules allongées
ont leurs cloisons qui disparaissent à leurs extrémités.
Alors apparaissent des tubes, véritables canalisations parallèles
à l'axe de la tige : ce sont alors les vaisseaux conducteurs
de la sève, des structures mortes, certes, mais qui assurent
la pérennité de l'arbre.
Le cambium
Une coupe transversale d'un tronc d'arbre ou d'une branche montre
deux régions distinctes : le bois et l'écorce à
l'extérieur. Elles se séparent facilement car entre
les deux se trouve une couche de cellules qui cède facilement
si on réalise une traction. Cette couche est faite des cellules
cambiales ou cambium. Elle apparaît très tôt
dans la vie de l'arbre et ne disparaît qu'à sa mort.
Cette structure donne vers l'intérieur des cellules qui se
spécialisent en vaisseaux conducteurs de la sève brute
à l'origine du bois et vers l'extérieur en vaisseaux
conducteurs de la sève élaborée ou liber. Intercalées
au milieu des cellules cambiales normales se rencontrent des séries
verticales dont le cloisonnement donne des lames de tissus qui demeurent
vivants longtemps : les rayons ligneux dans le bois et les rayons
libériens dans le liber.
Les vaisseaux du bois
Ce sont de véritables tuyaux faits de cellules mortes allongées
et juxtaposées dont les parois sont lignifiées où
circulent l'eau et les sels dissous pris dans le sol. Ils communiquent
avec leurs voisins par des ponctuations diverses. Leur diamètre
varie d'une espèce à l'autre. Ils sont pratiquement
visibles à l'il nu chez le chêne mais on les
distingue à peine à la loupe chez le merisier. Pour
une même espèce, le diamètre des vaisseaux peut
être grand dans le bois formé en début de saison
et devenir plus faible dans le bois de fin de saison. C'est une
essence, dans ce cas, à bois hétérogène
(chêne, frêne,
). Dans le cas contraire, où
le diamètre des vaisseaux varie peu du début à
la fin de saison, on parle de bois homogène (hêtre,
peuplier).

Bloc diagramme
schématique montrant l'organisation du plan ligneux des essences
résineuses
© Maison rustique

Bloc diagramme
schématique montrant les éléments du plan ligneux
des essences feuillues
© Maison rustique
Les
fibres du bois
A côté des vaisseaux conducteurs et des rayons ligneux
existe une autre catégorie complémentaire des précédents
: ce sont les fibres du bois faites de cellules très allongées
et très lignifiées. Leur paroi peut-être épaisse,
elles confèrent alors au bois une grande solidité
: c'est le bois dur (chêne, châtaignier, hêtre
) Si elle est mince, le bois est tendre, c'est le bois blanc
(bouleau, peupliers
)
L'importance
pratique de cette structure
Les cernes annuels
Le fait que l'accroissement en diamètre de nos arbres soit
saisonnier donc discontinu est à l'origine de vaisseaux de
diamètres différents : ce phénomène
se matérialise par l'existence de cernes dont la conséquence
est d'apprécier à quelques années près
l'âge de l'arbre abattu (il suffit de compter les cernes).
C'est un moyen aussi pour le forestier, en examinant la largeur
des cernes de connaître la vitesse d'accroissement d'une forêt.
Plus la croissance est active, plus les cernes sont larges.

Les cernes visibles
sur un arbre abattu
© Jean-Pierre BOUET
L'orientation
des éléments ligneux est utile à connaître
car les propriétés mécaniques des bois diffèrent
en fonction de cette disposition qui aura des conséquences
sur le mode de débit et sur les possibilités de résistance
de ce bois.
Les bois qui possèdent des fibres longues et solides, abondamment
imprégnées de lignine sont des bois de construction.
Ceux qui ont des fibres très longues peuvent servir à
l'élaboration du papier, car par leur longueur, elles donnent
une certaine cohésion à la pâte. Par des débits
bien choisis en ébénisterie, la disposition des fibres
donne de multiples effets décoratifs.
Signification
de cette structure
L'arbre ne fabrique pas tous ces éléments pour l'homme.
Ils sont simplement nécessaires à sa survie. Devant
renouveler chaque année ses vaisseaux conducteurs, en fabriquant
de la lignine à partir des sucres et de l'amidon, il stocke
ainsi de l'énergie que l'homme utilise au cours de la combustion
par exemple. Si l'homme n'intervenait pas, l'arbre pourrait avoir
une vie éternelle. Malheureusement ce bois est attaqué
par la pourriture et le cur de l'arbre va donc pourrir et
disparaître. Il n'est rien d'autre qu'un cadavre recouvert
d'une mince peau vivante : l'assise génératrice mais
il reste vivant. Il est néanmoins fragilisé et risque
de s'abattre sous son propre poids, sinon il pourrait vivre des
milliers d'années à condition encore de ne pas être
victime d'autres maladies, d'incendies ou d'intempéries.
Précisons encore que l'incessant va-et-vient entre les racines
et les feuilles ne consomme pas l'énergie stockée
dans l'édifice. Pour hisser la sève brute des racines
à la cime culminant parfois à plusieurs dizaines de
mètres, l'arbre utilise le phénomène d'évaporation
qui crée une simple succion pouvant tirer une colonne d'eau
à 60 m en une heure. Si la température n'est pas assez
élevée pour provoquer l'évaporation, ce sont
les racines qui réalisent une osmose en faisant un appel
d'eau à partir des ions puisés dans le sol, la sève
brute étant alors poussée vers le haut. Pendant les
six premiers mois de l'année, un chêne peut ainsi "sucer"
100 tonnes d'eau soit 225 fois son poids.
Concernant la sève élaborée formée dans
les feuilles, c'est un deuxième réseau qui l'achemine.
Dans toute la plante, l'écoulement étant assuré
par un gradient de pression créé par une différence
de concentration des substances dissoutes.
Ainsi, ces deux réseaux qui véhiculent les sèves
brute et élaborée, en se renouvelant chaque année,
permettent d'affirmer que l'arbre est bien une source d'énergie
renouvelable.
III - Dix essences répandues en France
Dans le monde,
existe environ 30 000 espèces d'arbres. La forêt
française en compte de l'ordre de 130.
Dans notre pays, les chênes dominent la forêt.
Le
chêne sessile (Quercus sessiliflora) couvre 19 000
km² soit 13,5 % de la surface boisée. C'est une espèce
plutôt du nord de la France qui vit en massif. Certains peuvent
vivre 1 000 ans.
Le
chêne pédonculé (Quercus pedonculata)
occupe 22 300 km² soit 17% de la surface. C'est l'arbre
des grandes plaines qui peut se trouver à l'état isolé
avec un port bien caractéristique. C'est le plus répandu
des espèces spontanées en France. Il supporte les
zones légèrement humides et à la limite acides.
Le
chêne pubescent (Quercus pubescens) avec 9 000
km² d'occupation de la surface soit 6,4 % est une espèce
de lumière et supporte bien la sécheresse. C'est un
arbre de petite taille qui ne dépasse pas 20 m de haut.
Le
chêne vert (Quercus ilex) - 3 000 km²
soit 2,1% de la surface boisée - est une espèce méditerranéenne
par excellence. Il a des feuilles persistantes et préfère
les terrains calcaires. C'est bien évidemment une espèce
de lumière.
Le
hêtre commun (Fagus silvatica) a une place prépondérante
dans nos forêts avec une occupation de 13 000 km²
soit 9 % de la surface. Il constitue de grandes futaies. C'est une
espèce d'ombre. S'il se développe, il tend à
éliminer les autres espèces.
Le
bouleau pubescent et le bouleau verruqueux (Betula pubescens
et Betula verrucosa) sont deux espèces bien connues mais
qui ne forment pas de véritables massifs dans notre pays.
Ils occupent 1 500 km² soit 1% de la surface. Ils sont
absents dans le Midi mais présents en altitude jusqu'à
2 000 m. Ce sont des espèces pionnières qui préparent
le terrain pour d'autres.
Le
frêne commun (Fraxinus excelsior) - 3 600
km², 2,6% - est présent partout et notamment dans le
sud-est. C'est une espèce de lumière qui résiste
bien au froid. Le bois, avec sa propriété d'être
flexible est utilisé en charronnage et pour la fabrication
de manches d'outils.
Le
pin silvestre (Pinus silvestris) bien répandu
en France (11 000km² - 8% de la surface boisée)
est une espèce de lumière. Il résiste au froid
et supporte bien la chaleur. Il présente de nombreuses variétés.
Le
pin maritime (Pinus pinaster) occupe la troisième
place au niveau de la surface (14 000 km² environ soit
10 %) grâce aux forestiers landais. Il peut atteindre 40 m
de hauteur. Il est utilisé en charpente, menuiserie, papeterie,
.
Le
douglas vert (Pseudotsuga menziesii) n'occupe que 2,5
% de la surface boisée (3 300 km²). C'est une espèce
importée d'Amérique du Nord au siècle dernier.
Il a servi à reboiser le Massif Central et le Morvan. Il
a eu une croissance extrêmement rapide. Une politique a consisté
à remplacer nos parcelles de feuillus classiques par cette
espèce par soucis de rentabilité. Les résultats
n'ont pas été ceux espérés. L'expérience
semble actuellement abandonnée.
IV - La sylviculture
La forêt
française s'étend sur 14,5 millions d'ha soit un peu
plus d'un quart de la surface totale de la France (55 millions d'ha).
Elle se répartit pour 10,6 millions d'ha en forêt privée
(73 % de la surface, 3,8 millions de propriétaires) pour
1,8 millions d'ha appartenant à l'État. A ces surfaces,
il faut ajouter 2,7 millions d'ha dont les propriétaires
sont les 11 000 collectivités locales.
La France par la surface de ces forêts occupe le 3ème
rang des pays de l'Union européenne après la Finlande
et la Suède.
C'est une forêt en expansion : elle s'accroît de 30 000
ha par an. La récolte annuelle est de 47 millions de m³,
avec une production biologique de 85 millions de m³.
Trois grands types de traitements existent et ils ont eu une importance
plus ou moins grande suivant les époques.
Dès le XIIe siècle, les rois de
France confient à des gardes forestiers, le soin de procéder
aux coupes de type taillis sous futaie, système qui existe
de nos jours mais qui, selon les spécialistes est économiquement
périmé. L'aménagement consiste à diviser
le massif en 20 à 30 parcelles égales comprenant un
taillis âgé de 0 à 30 ans selon l'âge
des coupes et un étage d'arbres dominant le taillis d'âges
différents et donc de diamètres différents.

Taillis sous
futaie
©
Jean-Pierre BOUET
Chaque année,
le forestier coupe le taillis d'une parcelle désignée.
Ce taillis peut constituer l'affouage qui est très recherché
dans certaines communes. L'office national des forêts procède
au martelage de la futaie à abattre en maintenant un équilibre
dans la parcelle au niveau des essences précieuses. Ce procédé
permet aux collectivités d'assurer une production de bois
de feu versée, en général, aux habitants et
une production de bois noble, source de revenus pour la collectivité.
Depuis déjà de nombreuses années, ce système
tend à être abandonné et la nouvelle gestion
repose sur le principe de la futaie régulière.

Futaie régulière
©
Jean-Pierre BOUET
On élimine
systématiquement le taillis, on supprime progressivement
les éléments de la haute futaie dès qu'une
glandée (cas du chêne) a assuré la pérennité.
La parcelle se trouve alors recouverte d'arbres ayant sensiblement
le même âge. Ils se développent en ayant des
diamètres homogènes, presque calibrés et très
recherchés par l'industrie.

Perchis
©
Jean-Pierre BOUET
Au cours du
développement, des éclaircies sont pratiquées
et à maturité, les arbres sont progressivement éliminés
en veillant qu'un semis se soit développé pour assurer
la prochaine récolte.
Cette technique appliquée en forêts communales soulève
des réticences au niveau des collectivités car le
passage d'un système à l'autre est extrêmement
long et il faut modifier les mentalités car les propriétaires
sont en général inquiets en raison de la lenteur d'une
telle transformation.
Actuellement dans les forêts publiques, 60 % des parcelles
sont traitées en futaie, 8 % en taillis ou taillis sous futaie
et 23 % sont au stade de la conversion. 9 % ont des traitements
divers ou sont sans plan de gestion.
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