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Concours national de la Résistance...
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Les lauréats
du Concours 2008

 








La remise des prix
au Collège Jean Moulin de Saint-Memmie
le 8 mai 2008

Madame Yvette Lundy, déportée à Ravensbrück, s'adresse aux lauréats...

... que Madame Anne-Marie Filho, nouvelle inspectrice d’Académie
directrice des services départementaux de l’Éducation nationale de la Marne
félicite et encourage à poursuivre le travail de mémoire accompli avec leurs professeurs

Jean Chabaud, président des CVR de la Marne, remet à Monsieur Gérard Moisselin,
nouveau préfet de la Marne, la médaille commémorative
de la signature à Reims le 7 mai 1945 de la capitulation de l'Allemagne nazie

Monsieur Jean-Daniel Courot, directeur du service départemental de l'ONAC,
lit le palmarès du concours et appelle les lauréats à venir recevoir leurs prix

   

Les lauréats marnais photographiés dans le hall du Collège Jean Moulin
à l'issue de la remise des prix

Le voyage organisé par L'ONAC de la Marne les 17 et 18 mai 2008

Les lauréats marnais accompagnés par Roger Romagny, déporté-résistant,
au Centre d'interprétation de la Ligne de démarcation le 17 mai 2008...

... et le 18 mai au pied du Mémorial érigé à Colombey les deux Église
à la mémoire du chef de la France libre

 

La participation de lauréats aux cérémonies commémoratives

À Châlons en Champagne

Deux lauréats châlonnais, Pierre-Emmanuel Lahnam et Aurore Yverneau,
ont lu un texte péparés par eux à la cérémonie du souvenir des déportés à Châlons le 23 avril 2008

   Cette année, nous avons participé au concours départemental de la Résistance et de la Déportation dont le sujet était « l’aide aux personnes persécutées et pourchassées en France pendant la Seconde Guerre mondiale : une forme de Résistance ». Ce travail nous a permis d’approfondir nos connaissances sur la Résistance et les risques encourus par toutes ces personnes qui aidaient celles et ceux qui luttaient contre l’occupant nazi. Nous avons surtout travaillé à partir de témoignages d’anciens résistants et déportés, témoignages recueillis oralement ou par enquêtes écrites.
   Pendant la Seconde guerre mondiale, en France, des hommes, des femmes, des enfants et des jeunes ont été persécutés, pourchassés par l’occupant allemand ou l’Etat français. Ces personnes étaient de toutes origines sociales, de toutes convictions politiques ou religieuses, de toutes régions. Elles étaient pourchassées et persécutées pour des raisons et des motivations diverses (religieuses, résistance à l’occupant, défense des valeurs républicaines - la liberté en particulier - lutte contre la dictature, l’oppression,..).
   Des hommes, des femmes, des enfants leurs ont portés secours, les ont aidés de différentes manières (fabrication de faux papiers, cache d’aviateurs alliés, cache d’armes, transmission de renseignements, aide à passer la ligne de démarcation, ravitaillement des maquis,...). Certains ont seulement « fermer les yeux » sur ce qu’ils voyaient, ouvert une porte, se sont tus.
   C’étaient des petits gestes au quotidien mais ils ont permis à des êtres humains d’échapper à leurs persécuteurs, leurs poursuivants et à demeurer en vie. Nous connaissons les noms de ceux qui ont joué un rôle important dans la Résistance, mais beaucoup de personnes sont restées anonymes mais ont aidé à la libération du territoire et à la victoire.  Leurs actions, leurs petits gestes de fraternité ont permis que les valeurs démocratiques et républicaines de liberté, d’égalité, de fraternité, de tolérance, de justice, de solidarité, de lutte contre le racisme et la xénophobie, valeurs qui sont les notres aujourd’hui ne soient pas oubliées à un moment où les régimes politiques les bafouaient en France et dans d’autres pays européens.
   Les personnes qui aident les pourchassés sont condamnables par le régime nazi. La Gestapo les traque car ils sont considérés comme des opposants. Ils sont, ainsi, confrontés a des risques perpétuels et la moindre indiscrétion peut leur coûter la vie : s’ils sont dénoncés ou découverts, ils sont, alors, interrogés, torturés et déportés. Les nazis les envoient soit dans des camps de concentration où les prisonniers sont maltraités, sous-alimentés et finissent par mourir à petit feu ; soit dans des camps d’extermination où la mort les attend dés leur arrivée.   Les risques sont donc énormes pour ceux qui aident les personnes pourchassées, leur courage est admirable : ils sacrifient leur vie pour sauver celle des autres.
   Nous remercions très chaleureusement les personnes qui ont bien voulu répondre à nos questions, qui nous ont mieux permis de comprendre ce qu’étaient la Résistance et la Déportation. Merci à Madame Lundy, Madame Probst, Monsieur Chabaut, Monsieur Gourlin, Monsieur Hubler, Monsieur Romagny, Monsieur Rouy,  Monsieur Songy, d’avoir répondu à nos questions. Merci d’avoir permis que nous vivions dans un pays libre et comme nous l’a dit Madame Lundy « la liberté est une petite fleur qu’il faut arroser chaque jour ».
   
Nous avons compris la nécessité d’être toujours vigilants, de ne jamais oublier. L’étude de cette page de l’histoire de France nous permet d’affirmer à nouveau que « la liberté n’a pas de prix ».

 

À Reims

Deux lauréates du lycée Chagall
Ewelina Modrzejewska ( photo de gauche ), puis Aurore Bojczuk ( photo de droite )
lisent l'appel du 18 juin 1940, puis l'appel placardé sur les murs de Londres début août 1940

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