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Lieux de mémoire > Le souvenir de la 1ère GM > Le cimetière russe de Saint-Hilaire-le-Grand | |||||||
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Le cimetière russe Dossier présenté par Jean-Pierre HUSSON L'alliance franco-russe et le choix du site de la nécropole Les soldats russes en France 1916-1918 Le monument aux soldats du 2e régiment 1916-2006 : La chapelle-commémorative et le monastère orthodoxes L'Association du souvenir du Corps expéditionnaire russe en France
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Situé au lieu-dit " L'Espérance ", en bordure de l'actuel camp militaire de Mourmelon, le site de Saint-Hilaire-le-Grand a été choisi pour honorer la mémoire des soldats russes tués sur les champs de bataille de Champagne, en souvenir de l'alliance militaire franco-russe célébrée avant la 1ère guerre mondiale à l'occasion de la visite en Champagne du tsar NICOLAS II, en 1896 et à nouveau en 1901.
Imagerie
d'Épinal célébrant l'alliance franco-russe
Allégorie
évoquant la revue militaire qui a rassemblé 140 000
soldats français
Au terme d'accords signés en décembre 1915, la Russie tsariste avait accepté d'envoyer en échange de matériel de guerre et de munitions, quatre brigades d'infanterie composées d'environ 50 000 officiers et soldats, combattre aux côtés des troupes françaises et britanniques : la 2e et la 4e brigades dans les Balkans, sur le front de Salonique ; la 1ère et la 3e brigades sur le front français, en Champagne.
Equipés et armés par la France, portant le casque français frappé d'un aigle bicéphale, les soldats de la 1ère brigade débarquèrent à Marseille en avril 1916, furent immédiatement acheminés jusqu'au camp de Mailly et affectés au secteur de Suippes et d'Aubérive où ils furent remplacés par la 3e brigade en octobre 1916. Au début de 1917, les deux brigades du corps expéditionnaire russe ont occupé le Fort de la Pompelle près de Reims, puis ont participé à l'offensive déclenchée par le général NIVELLE, et se sont distinguées dans l'attaque du Mont Spin au cours de laquelle elles ont subi de lourdes pertes. Après la révolution de
février 1917, ces deux brigades ont connu des tensions opposant les
soldats « loyalistes » qui acceptaient de continuer
de combattre en France et ceux qui voulaient cesser le combat et rentrer
en Russie. Après la révolution bolchevique
et l'armistice de Brest-Litovsk, le gouvernement français offrit aux
soldats russes l'alternative suivante : ou bien ils acceptaient de s'engager
dans l'armée française ; ou bien ils acceptaient de devenir des travailleurs
militaires ; sinon c'était l'internement dans un camp en Algérie.
Le cimetière russe de Saint Hilaire-le-Grand, d'une superficie de 3 412 m2, où ont été inhumés 915 corps de soldats russes, est une nécropole nationale de regroupement dont l'entretien est assuré par le secrétariat à la Défense chargé des anciens combattants.
Au centre du cimetière,
une stèle
horizontale au sol, frappée aux armes de la Russie
L'Ossuaire n° 2
Le monument aux soldats du 2e régiment De l'autre côté de la route, en face du cimetière, un monument a été érigé en 1917 dans une petite clairière en bordure de l'actuel camp de Mourmelon, par les soldats du 2e régiment spécial à la mémoire de leurs camarades tués au combat.
Les 3 et 4 juin 2006, à l'occasion du pélerinage annuel sur le site de la nécropole de Saint-Hilaire le Grand, organisé le week-end de la Pentecôte par l'Association du souvenir du corps expéditionnaire russe en France, a été commémoré le 90e anniversaire de l'arrivée en Champagne des brigades russes équipées et entraînées au camp de Mailly avant d'être engagées sur le front français, en 1916 dans le secteur de Suippes-Aubérive, et en 1917 dans le secteur du Fort de la Pompelle.
Présentation de l'étendard de la 2e Brigade russe
A côté du cimetière a été édifiée en 1936-1937 à l'initiative de l'Association des officiers russes anciens combattants sur le front français, une petite chapelle-commémorative orthodoxe.
Sur le fronton de cette chapelle construite par le peintre-architecte Albert A. BENOIS, dans le style russe de Novgorod et Pskov et inaugurée le 16 mai 1937, on peut lire l'inscription suivante :
À l'intérieur, une plaque rappelle de façon encore plus précise que cette chapelle est dédiée :
À l'extérieur, sur le côté droit, se trouvent 14 tombes flanquées d'une croix orthodoxe, où ont été enterrés après la guerre des membres de l'Association des officiers russes anciens combattants sur le front français. On peut visiter cette chapelle le dimanche de 14 heures à 18 heures et les autres jours sur rendez-vous en contactant :
Un petit monastère orthodoxe a été implanté derrière le cimetière.
L'Association
du souvenir du Corps expéditionnaire russe en France a pris la suite en 1990 de l'Association des officiers russes anciens combattants sur le front français créée en 1923 sous
la présidence d'honneur du général
GOURAUD, qui avait commandé les armées de
Champagne pendant la première Guerre mondiale.
Pour en savoir plus François LECOINTE, " Le corps expéditionnaire russe en France ", La Grande Guerre Magazine, n° 1, juin 1990. Rémi
ADAM,
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